L’équipe de France paralympique, objectif 10-52-16

Derrière ce titre a priori crypté, il y a en fait simplement le triple objectif fixé à la délégation paralympique tricolore pour Londres : réintégrer le Top 10, obtenir 52 médailles dont 16 en or. Précis et ambitieux, comme tout objectif qui se respecte.

Avant le début des épreuves, la France a les moyens d’atteindre ce triple but. Elle a des chances très objectives dans les sports qui sont ses traditionnels pourvoyeurs de médailles paralympiques (athlétisme, tennis de table ou encore judo) mais elle compte également sur de grands espoirs comme le cécifoot ou l’haltérophilie. Sa délégation de 154 athlètes, accompagnée de guides, de pilotes, d’un barreur et de gardiens voyants, est arrivée en force en Eurostar à Londres dans un Eurostar spécialement réaménagé. Elle participe à 16 sports sur 20 : tous les sports sauf le goalball, la boccia, le volleyball assis, le football à 7 (et le basketball fauteuil masculin). Ultra motivée, l’équipe de France veut faire mieux que les valides, qui étaient repartis de Londres il y a quelques semaines avec 34 médailles dont 11 en or. A part pour le classement des médailles (la France a terminé 7e des JO mais cela paraît impensable pour les Paralympiques), les sportifs handicapés veulent frapper un plus grand coup.

A l’heure où j’écris cet article, ce jeudi 6 septembre, la France est 10e du classement avec un total de 34 médailles dont 8 en or. Elle a donc, au moins temporairement, retrouvé le Top 10 qu’elle avait quitté à Pékin en 2008. Il reste encore quelques jours avant la clôture dimanche mais il faudrait vraiment que la France termine ces Jeux en apothéose pour réussir à doubler le nombre de ses médailles d’or.

En attendant la fin des épreuves et pour motiver les troupes encore en lice, voici déjà quelques moments-clés des Français à Londres après une semaine de Jeux.

Comme rien ne se passe jamais comme prévu en sport, le grand favori Arnaud Assoumani n’a fini que deuxième du saut en longueur en catégorie F46 (athlètes amputés au niveau des membres supérieurs). Il ne voulait que l’or. Terrible déception. Deux jours plus tôt, il avait déjà gagné l’argent, en triple saut, cette fois. Il n’est pas spécialiste de la discipline. Heureuse surprise. Deux médailles d’argent aux goûts très différents pour le jeune athlète, qui étudie à Sciences Po.

Assia El Hannouni, elle, a déjà marqué à plusieurs reprises l’histoire des Jeux paralympiques. Mardi soir, l’athlète malvoyante a conservé son titre sur 400m T12, après Pékin et Athènes. Elle qui avait arrêté sa carrière pendant deux ans après les JO 2008 est revenue avec la soif de gagner et de rajouter quelques lignes supplémentaires à un palmarès déjà ébouriffant. Triple tenante du titre, 7e médaille d’or et 9e médaille tout court aux Jeux paralympiques, c’était déjà mieux qu’Usain Bolt. Et, pour que la légende soit absolument complète, elle vient de gagner ce soir la finale du 200m. Record du monde, nouveau triple titre olympique. Elle est désormais double triple championne paralympique. Rien que ça. Ranger les crampons avec 10 médailles paralympiques, ça valait vraiment la peine de revenir. Et, en attendant une possible reconversion dans le milieu du handisport, Assia a savouré son dernier tour d’honneur ainsi que sa dernière Marseillaise. La huitième !

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