Roland-Garros, la mélodie du printemps et l’école buissonnière

Roland-Garros, ça reste pour toujours les souvenirs ensoleillés ou pluvieux du printemps devant la télévision. Ces après-midis à regarder les balles jaunes passer d’un côté à l’autre du filet au lieu de réviser les examens. Ces débuts de soirée à suivre un match marathon finalement arrêté au pire moment avec le coucher du soleil. Ces longues heures à revoir des finales passées en attendant que la pluie veuille bien s’arrêter et le match reprendre.

Roland-Garros_sous-pluie_soleil

Roland-Garros, ça reste aussi une école de l’adresse télévisuelle. On y a appris la maîtrise de la télécommande pour passer de France 2 à France 3 sans rater une miette des commentaires. On y a développé la faculté de s’adapter à la durée des changements de côté pour aller faire un tour dans la cuisine ou la salle de bain. Et, plus tard, la capacité à suivre le score sur Internet au bureau pour ne courir devant la télé collective qu’au moment crucial en fin de set.

Roland-Garros, ça reste aussi des souvenirs indélébiles. De finales, notamment. Les premières émotions sportives pour beaucoup. La liste qui suit est tout à fait subjective. Côté dames, d’abord. Steffi Graf qui balaie Natalie Zvereva 6-0 6-0 en 1988, l’année de son Grand Chelem. Les confrontations entre la championne allemande et l’incroyable Monica Seles. Les autres finales de Graf contre l’Espagnole Arantxa Sanchez. Le dernier titre en Grand Chelem de Graf en 1999 contre une Martina Hingis huée par le public pour son attitude d’enfant gâtée. Le combat homérique de Capriati et Clijsters en 2001. La finale belgo-belge en 2003 qui voit Justine Hénin l’emporter sur Kim Clijsters.

RG_1999_Steffi_GRAF_Hingis

Chez les hommes, les souvenirs sont tout aussi nombreux. La victoire du petit Chang en 1989 contre le chouchou de ses dames et de ses demoiselles, Stefan Edberg. La finale 100% américaine entre Courier et Agassi en 1991. La première et unique victoire d’Agassi, enfin, en 1999 après 5 sets contre Medvedev. La même année que sa future épouse Steffi Graf, d’ailleurs… Les nombreuses finales Nadal-Federer. La victoire, enfin, comme une délivrance pour le Suisse en 2009. Et la domination Nadal qui reprend dès l’année suivante.

12ans_revisions_Roland_Garros_Paire

En 2013, même sans examen à l’école et donc sans ce délicieux sentiment de culpabilité, Roland-Garros sera à nouveau une quinzaine magique. Une parenthèse printanière. A la fin de ces deux semaines, nous saurons si Maria Sharapova et Rafael Nadal ont conservé leur titre. Ce ne sera sans doute pas le plus important. Pendant quinze jours, nous aurons à nouveau eu 12 ans dans nos têtes. Nous aurons trouvé des excuses pour nous éclipser de réunion, nous aurons annulé des apéros en terrasse pour suivre une fin de match, nous ne n’aurons pas répondu au téléphone pendant un point important. 12 ans, on vous dit..

Parenthese_Roland-Garros_balles

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Une réflexion sur “Roland-Garros, la mélodie du printemps et l’école buissonnière

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