De Londres à Rio en passant par LCI !

Les Onions étaient réunies hier soir en direct sur le plateau de LCI pour présenter « Les Jeux Olympiques en anecdotes & dessins » aux Forges de Vulcain !

Un échange riche et gratifiant sur ce projet que nous avons démarré il y a de cela 4 ans et qui aujourd’hui est devenu un livre dont nous sommes très heureuses !

Le présentateur et journaliste Julien Dommel, aussi accueillant qu’enthousiaste, nous a confié juste avant l’interview sa joie d’en apprendre encore bien davantage avec l’ouvrage (notamment sur les Jeux mondiaux) alors même que l’actualité olympique intense et les histoires qui s’y rapportent ne manquent pas !

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Lancement & dédicace à la Petite Egypte !

Invitation Dedicace JO Petite Egypte

Les Editions Aux forges de Vulcain et la Librairie Petite Égypte sont heureuses de vous inviter à une soirée autour du livre Les JO en anecdotes et dessins de Sara Nosratian et Marielle Durand, le mercredi 29 juin à partir de 18h30.

29 juin 2016 à partir de 18h30

Librairie Petite Egypte
35 rue des Petits Carreaux
75002 Paris.

 

Dans quelques semaines, les Jeux Olympiques 2016 auront lieu au Brésil, à RIO DE JANEIRO. Quoi de mieux qu’un petit livre comme préparer ce bel événement?

Ce livre, c’est: LES JEUX OLYMPIQUES EN ANECDOTES ET DESSINS.

Les détails de l’événement Facebook, c’est ici.

Pour vous inscrire et nous permettre ainsi de prévoir les agapes en conséquence, c’est ici.

 

Le livre arrive le 4 mai !

Chers lecteurs,
C’est avec une joie non dissimulée que nous vous annonçons la sortie prochaine de notre livre « Les Jeux olympiques en anecdotes et dessins » aux éditions Aux Forges de Vulcain !
Nous avons sélectionné les meilleurs articles et dessins olympiques et paralympiques du blog remis au goût du jour.

Pour les amoureux du sport mais encore plus pour les curieux, fans de dessin, d’actualité et d’anecdotes.
Vous pouvez d’ores et déjà pré-commander votre exemplaire ici :
A très bientôt en librairies !
Marielle et Sara
Couverture livre

La couverture du livre « Les Jeux olympiques en anecdotes et dessins » – éditions Aux Forges de Vulcain

 

 

De la naissance des Jeux olympiques d’hiver et de la mort des Jeux nordiques

On a souvent tendance à croire que les Jeux d’hiver sont nés un beau jour de 1924 à Chamonix pour satisfaire le besoin frivole d’une frange privilégiée de la population occidentale de se griser à grands coups d’activités hivernales. Ce n’est pas faux mais la genèse des JO d’hiver n’a pas été aussi spontanée, loin de là. Pendant plus de vingt ans, entre tâtonnements et coups du sort, les sports d’hiver ont cherché leur place dans l’agenda des compétitions internationales.

OR14_JO_HIVER_1924-1990_JO_SOTCHIRetournons d’abord au tout début du 20ème siècle. Avant de devenir olympiques, les sports d’hiver ont déjà besoin d’un événement majeur. C’est chose faite en Suède en 1901 avec les Jeux nordiques. Le succès est au rendez-vous. Ils se déroulent tous les deux ans puis tous les quatre ans jusqu’en 1926. Leur fondateur, le général Balck, est un ami proche de Coubertin. Il aimerait bien que ce dernier intègre des sports d’hiver aux JO mais il lui faut être patient. C’est seulement aux JO de Londres en 1908 que quelques épreuves de patinage artistique viennent agrémenter le programme olympique. Un premier pas est franchi.

Plus téméraire encore, un comte italien propose d’organiser une semaine de sports d’hiver durant les JO de Stockholm en 1912. Mais cette idée ne plaît pas aux frileux organisateurs des Jeux nordiques. L’idée ressurgit une nouvelle fois pour les Jeux de Berlin 1916. Cette fois, c’est sûr, il y aura bien une semaine de compétitions de sports d’hiver aux Jeux olympiques. Sauf que les Jeux de Berlin de 1916 n’ont évidemment jamais eu lieu à cause de la Première guerre mondiale…

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Encore quatre ans d’attente jusqu’aux Jeux d’Anvers en 1920. Mais la semaine de sports d’hiver est temporairement laissée de côté au profit de quelques épreuves de patinage artistique et de hockey sur glace. Des os à ronger pour patienter. La délivrance est proche. Il est finalement décidé que le pays organisateur des JO de 1924, la France, va accueillir une semaine internationale de sports d’hiver sous le patronage du CIO. Cette semaine – qui dure en fait 11 jours – est séparée des épreuves d’été. Elle se déroule à Chamonix.

Voici donc les fameux premiers Jeux olympiques d’hiver de Chamonix. Pourtant, en 1924, ce nom n’existe pas encore. Ce n’est que rétroactivement qu’on donnera à cet événement le privilège d’avoir été le premier. En effet, motivé par le succès des compétitions de Chamonix, le CIO décide l’année suivante de créer des Jeux d’hiver séparés. Pas une semaine internationale gadget mais de vrais Jeux olympiques. Les Jeux d’hiver de Saint-Moritz en 1928 sont donc les vrais premiers Jeux d’hiver, même s’ils sont officiellement les deuxièmes.

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L’éclosion des Jeux d’hiver est un coup dur pour les Jeux nordiques. 1926 sera d’ailleurs la dernière année pour eux. Non pas qu’on ait décidé de les arrêter à partir de là, pas du tout. Les organisateurs ont même tenté plusieurs fois de sauver leurs Jeux. Mais le destin s’est acharné contre l’événement sportif internationalo-suédois. D’abord, le fondateur, Balck, meurt en 1928 en emportant avec lui une bonne partie de l’énergie positive nécessaire à organiser un tel tournoi. En 1930, c’est l’absence de neige qui empêche la tenue des Jeux nordiques. En 1934, c’est au tour de la Grande dépression. Quant à ceux de 1942, la Deuxième guerre mondiale sera une excuse plus que légitime pour les annuler. Les Jeux nordiques ne vont pas s’en remettre. Impossible de rivaliser avec les JO. Ils meurent dans l’indifférence quasi générale.

La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que, peu importe le nom ou l’organisateur, les sports d’hiver ont désormais un écrin grandiose pour se faire connaître et se développer.

Le calendrier collector Onion Rings 2014 !

Ça y est : notre tout premier calendrier Onion Rings est arrivé ! Il est beau, joyeux et rempli d’informations sportives utiles et inutiles. Bref, il est fait pour vous.

Pour 9 euros, vous recevrez notre calendrier-affiche 2014 chez vous. Si vous en voulez un, envoyez-nous un mail à blogonionrings2012@gmail.com avec vos coordonnées.

Merci à tous et vive le sport en 2014 !

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2014, année olympique !

Bonne année à tous !

La tradition veut qu’on ait le droit de souhaiter les vœux jusqu’à la fin du mois de janvier.
On est donc encore dans les temps pour quelques heures.

Et puis, on voulait aussi attendre de vous souhaiter une belle nouvelle année chinoise.
Qu’elle soit fougueuse vous emmener au galop vers vos rêves mais aussi élégante
pour vous faire passer les obstacles avec grâce.

Rendez-vous dans une semaine pour le début des JO d’hiver de Sotchi. On sera sur le pont pour vous en parler tout au long de la quinzaine olympique !

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Marielle et Sara, vos Onion Rings

Les Onions dans « Up & Under » !

Un blog qu’on aime beaucoup, Superrugbynews, nous a demandé au début de l’été d’écrire un article illustré pour le premier numéro d’un webzine entièrement dédié au rugby et réalisé par différents blogs et sites dédiés au ballon ovale. On a été flattées.

Ils nous ont dit qu’ils aimeraient qu’on écrive sur le rugby à XIII en fauteuil, un sport très récent, souvent inconnu au bataillon et dans lequel la France est devenue championne du monde en juillet. On a été intriguées.
Quelques semaines plus tard, le webzine « Up & Under » est enfin disponible !

Allez donc télécharger le PDF pour découvrir tous les articles très intéressants et, notamment, notre petite contribution sur ce jeune sport spectaculaire. On serait flattées que vous soyez intrigués 😉

 

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Déjà 1 an aux petits oignons !

Ça ne devait durer que le temps des Jeux 2012 et nous nous sommes finalement laissées prendre au jeu.
Plus de 60 articles plus tard, le blog n’est pas près de s’arrêter.
Merci à tous pour votre soutien et à bientôt pour de nouveaux textes et dessins !

Les Onions publiés dans la revue « Sans Limite » (2)

Et voici le portrait de Stéphane Houdet que nous avons publié dans la revue « Sans Limite » pour Roland-Garros 2013. Un grand champion handisport extrêmement sympathique que Marielle a eu la chance de rencontrer et de dessiner lors d’un entraînement parisien et avec lequel j’ai eu l’occasion de parler via Skype alors qu’il était en Floride.

Le blog revient très vite avec des articles exclusifs aux petits oignons !

Les aventures fantastiques d’un rêveur réaliste 

De Stéphane Houdet, les amateurs de tennis handisport connaissent le parcours digne d’un film hollywoodien : un jeune vétérinaire bon joueur de tennis dans sa jeunesse qui a perdu l’usage de sa jambe gauche lors d’un accident de moto en 1996, est devenu n°1 européen de handigolf, s’est finalement fait amputer de la jambe gauche, s’est essayé au tennis en fauteuil avant de gagner plusieurs médailles paralympiques et de devenir n°1 mondial de tennis de la discipline en remportant Roland-Garros en 2012. Ce que peu de gens savent, en revanche, c’est que cet incorrigible optimiste ne fait pas que jouer. Il innove sans cesse pour repousser les limites de son sport et le faire découvrir au plus grand nombre. Lui qui dit qu’il a hérité sa vision positive des choses de son père aime voir ses propres enfants, deux duos de jumeaux, s’essayer à des activités multiples pour découvrir leur voie. Une voie que Stéphane a trouvée grâce au tennis en fauteuil.

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S’il a dû tout réapprendre ou presque car le tennis en fauteuil ne ressemble pas au tennis debout, surtout pour un homme qui marche avec une prothèse le reste du temps, il travaille aujourd’hui avec des ingénieurs pour créer d’ici la fin de l’année un fauteuil d’un nouveau genre sur lequel les joueurs seraient à genoux, dans une position proche de celle des joueurs valides. Une révolution pour son jeu mais aussi pour tous les joueurs. Parce que c’est cela que le tennisman aime par-dessus tout : rencontrer des gens intéressants et partager des moments forts avec eux. Stéphane a des adversaires de poids qui lui permettent de se dépasser à chaque tournoi. Lorsqu’il parle de ses concurrents sur le circuit, il le fait avec enthousiasme et affection, qu’il s’agisse de son acolyte de doubles français mais adversaire en simples Michaël Jérémiasz ou de l’actuel n°1 mondial, le phénoménal Shingo Kunieda. Ce dernier, qui, contrairement à Stéphane, a appris le tennis à l’âge de 11 ans directement sur un fauteuil roulant, est une véritable star au Japon. Leur finale des Jeux paralympiques de Londres, remportée par Kunieda, a même été diffusée sur la grande chaîne de télévision japonaise. Le Français s’émerveille de l’intérêt grandissant du public. Avec ce nouveau fauteuil, le jeu serait complètement révolutionné et donc encore plus attrayant pour les spectateurs.

Un rêve qui suffirait déjà à occuper entièrement beaucoup d’esprits mais pas celui de Stéphane. Lui ne veut pas simplement faire voir son sport, il veut faire jouer les gens au tennis en fauteuil. Il veut que les passionnés de tennis qui ne peuvent plus jouer à cause de problèmes aux jambes tels qu’une rupture des ligaments croisés ne se disent pas qu’ils ne joueront plus jamais. Il rêve qu’ils s’essaient au tennis assis, pour que cette discipline devienne un sport à part entière et ne reste pas uniquement un handisport. Le joueur en est certain, c’est en rivalisant avec les valides que les mentalités changeront. Il a d’ailleurs lancé une idée folle qui commence à faire son chemin : jouer un match assis contre Novak Djokovic et Roger Federer en rollers ! L’avenir nous dira si ce match a lieu. D’ici là, Stéphane aura certainement trouvé encore de nouvelles idées. D’ici là, il continuera à gagner des tournois avec, en point de mire, la victoire en simples et en doubles à Rio en 2016. Saint-Exupéry disait : « Fais de ta vie un rêve et, d’un rêve, une réalité ». Une philosophie que Stéphane Houdet applique chaque jour avec bonheur.

À découvrir également sur la version en ligne du magazine « Sans Limite ».

Les Onions publiés dans la revue « Sans Limite » (1)

Onion Rings a fait deux petites infidélités au blog… Mais c’était pour la bonne cause ! Nous avons écrit et illustré des articles dans la très belle revue « Sans Limite » qui sort chaque année à l’occasion de Roland-Garros. Voici déjà le premier d’entre eux. Il s’agit d’un retour dans le passé. Demain, nous vous ferons découvrir le second article, qui dresse le portrait d’un très grand champion. Et durant toute la quinzaine, nous suivrons Roland-Garros, exclusivement pour le blog cette fois. Deux semaines de petites balles jaunes, de terrain ocre, de lignes blanches, en espérant un grand ciel bleu…

1913, l’année de tous les possibles

 
Dernière année avant le début de la Première Guerre mondiale et dernière année avant l’éclosion de Suzanne Lenglen, 1913 est une date charnière de l’histoire du tennis. À quoi ressemblait donc le monde de la petite balle jaune il y a cent ans ?

À l’aube de 1913, le tennis est un sport amateur encore jeune dont le haut niveau se pratique dans une poignée de compétitions éparpillées sur le globe. Quant à ses joueurs, il s’agit encore d’un microcosme de sportifs bien nés qui s’affrontent dans des tenues élégantes. Une image d’Epinal qui commence pourtant à évoluer grâce à une internationalisation du sport et une célébrité grandissante de ses champions.

C’est à Paris le 1er mars 1913 qu’est créée l’International Lawn Tennis Federation (ILTF) par 12 fédérations nationales. S’il lui faudra encore une dizaine d’années avant de devenir véritablement une autorité organisatrice, la première pierre de la coordination internationale du tennis était ainsi posée.

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Côté français, même si cet acte symbolique s’est déroulé dans la capitale, l’heure n’est pas encore à l’ouverture vers l’international. En effet, les championnats de France sur terre battue ne sont accessibles qu’aux licenciés des clubs français. Ils se déroulent au Racing Club. Le stade de Roland-Garros n’existe évidemment pas encore puisque c’est justement en 1913 que le jeune aviateur effectue sa légendaire traversée de la Méditerranée. Chez les hommes, c’est incontestablement Max Decugis qui est la star de la discipline au début du 20ème siècle. En 1913, face à Georges Gault, il remporte son sixième championnat de France en simples, avant un dernier titre l’année suivante. Il gagne également en doubles, une épreuve qu’il remportera 14 fois dans sa carrière dont 13 fois d’affilée avant la guerre ! Chez les femmes, Marguerite Broquedis gagne la finale en simples et réitèrera l’exploit l’année suivante. Elle est alors au sommet de son art après sa médaille d’or olympique sur court extérieur à Stockholm en 1912.

Malgré leur prestige, les championnats de France sur terre battue ont un sérieux concurrent parisien : les championnats du monde de tennis sur terre battue. Cet événement sportif est né en 1911 de l’imagination d’un mécène américain du nom de Duane Williams. Il a voulu créer des championnats du monde sur terre battue pour que les spécialistes de cette surface aient un événement international aussi important que Wimbledon pour le gazon. Un troisième championnat du monde, sur courts couverts, vient compléter les deux épreuves en extérieur. Malheureusement, Williams ne verra jamais ces championnats puisqu’il périra en 1912 dans le naufrage du Titanic.

Le tournoi de 1913 sur terre battue se déroule au Stade français à Saint-Cloud. Chez les femmes, Broquedis, décidément très en forme en 1913, se hisse jusqu’en finale. Le tableau masculin voit la victoire d’Anthony « Tony » Wilding. Ce tennisman néo-zélandais est le meilleur joueur du monde cette année-là et plus largement durant les années d’avant-guerre. Si le classement ATP avait existé à l’époque, il aurait sans conteste été n°1 mondial en 1913 avec ses trois victoires à Saint-Cloud, à Wimbledon et lors des championnats du monde sur courts couverts au Queen’s Club à Londres. Un champion dans la force de l’âge que le tennis perdra prématurément puisqu’il mourra sous les drapeaux en 1915.

La Première Guerre mondiale, justement, mettra un coup d’arrêt à toutes les compétitions tennistiques pendant plusieurs années. Au retour de la guerre, Suzanne Lenglen deviendra la star du tennis mondial et fera, avec les Mousquetaires, entrer son sport dans une autre dimension. Mais ceci est une autre histoire…

À découvrir également sur la version en ligne du magazine « Sans Limite ».