United Colors of Olympics

Quatre ans qu’on attendait ça, quatre ans qu’on débattait, quatre ans qu’on se demandait à quoi ça allait ressembler. Les Jeux olympiques de Rio ont commencé vendredi soir !

L’aventure du blog avait débuté il y a quatre ans au moment des JO de Londres. Il était naturel que nous reprenions les plumes pour vous parler un peu de la cérémonie d’ouverture de Rio.
Alors, comment c’était ? Est-ce que les Brésiliens ont réussi leur entrée en matière ? Après toutes les polémiques, toutes les craintes, tous les stress, la réponse est oui. Flamboyante, festive et musicale, les Cariocas ont accueilli le monde entier comme ils ont toujours su si bien le faire. La nature, les feux d’artifice et la beauté étaient au rendez-vous de ce spectacle très vert et très chaleureux.
JO-a-Rio
Et puis, vous savez, il y a quelque chose qui marche à tous les coups. Quelque chose qui ne nécessite aucune mise en scène. C’est de voir les sourires éclatants de tous ces sportifs au moment où ils entrent dans le stade et font leur tour d’honneur. Ils sont tellement heureux, touchants de sincérité, dans leurs uniformes bariolés. Certaines délégations sont pléthoriques, d’autres sont minuscules. Certains pays sont des habitués de l’avant-scène mondiale, d’autres sont bien souvent oubliés. Mais, ce soir de cérémonie, chacun a droit à son moment. Et puis, pour la première fois, il y avait aussi une délégation de réfugiés. Accueillis sous les acclamations de la foule, ce petit groupe de dix sportifs de la RDC, du Soudan du Sud, de l’Ethiopie et de la Syrie a eu le droit de participer aux Jeux même s’ils n’ont plus de lien avec leur pays d’origine et pas encore de lien officiel avec un pays d’adoption. Ca ne changera pas la situation de tous les réfugiés du monde, certes, mais ça montre les évolutions géopolitiques de notre planète  et, surtout, ça a le mérite d’exister. Exposer un problème pendant quelques secondes à la vue d’un milliard de personnes, ce n’est jamais négligeable.
L’entrée des sportifs, c’est ça le miracle olympique. Réunir dans la paix et la joie tous les peuples du monde. Vibrer à l’unisson. Vous en connaissez beaucoup, vous, des moments où tous les pays du monde sont heureux ensemble au même endroit ? Où cette jeunesse mondiale peut occuper toute la place et déployer son énergie positive ? Et le plus fou, c’est que, malgré les problèmes et les critiques, malgré les gros sous et le marketing, malgré les suspicions et les bisbilles, tous les quatre ans, la magie opère. Bons JO à tous !
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Lancement & dédicace à la Petite Egypte !

Invitation Dedicace JO Petite Egypte

Les Editions Aux forges de Vulcain et la Librairie Petite Égypte sont heureuses de vous inviter à une soirée autour du livre Les JO en anecdotes et dessins de Sara Nosratian et Marielle Durand, le mercredi 29 juin à partir de 18h30.

29 juin 2016 à partir de 18h30

Librairie Petite Egypte
35 rue des Petits Carreaux
75002 Paris.

 

Dans quelques semaines, les Jeux Olympiques 2016 auront lieu au Brésil, à RIO DE JANEIRO. Quoi de mieux qu’un petit livre comme préparer ce bel événement?

Ce livre, c’est: LES JEUX OLYMPIQUES EN ANECDOTES ET DESSINS.

Les détails de l’événement Facebook, c’est ici.

Pour vous inscrire et nous permettre ainsi de prévoir les agapes en conséquence, c’est ici.

 

Le livre arrive le 4 mai !

Chers lecteurs,
C’est avec une joie non dissimulée que nous vous annonçons la sortie prochaine de notre livre « Les Jeux olympiques en anecdotes et dessins » aux éditions Aux Forges de Vulcain !
Nous avons sélectionné les meilleurs articles et dessins olympiques et paralympiques du blog remis au goût du jour.

Pour les amoureux du sport mais encore plus pour les curieux, fans de dessin, d’actualité et d’anecdotes.
Vous pouvez d’ores et déjà pré-commander votre exemplaire ici :
A très bientôt en librairies !
Marielle et Sara
Couverture livre

La couverture du livre « Les Jeux olympiques en anecdotes et dessins » – éditions Aux Forges de Vulcain

 

 

Quelles sont les nations reines des Jeux paralympiques ?

Est-ce que les Etats-Unis et la Chine dominent autant les Jeux paralympiques que les JO ? La réponse n’est pas simple. La Chine domine effectivement les compétitions depuis deux éditions (Athènes 2004 et Pékin 2008) alors qu’elle n’était que 6e à Sydney en 2000, 9e à Atlanta en 1996 et 13e à Barcelone en 1992. La progression chinoise a donc été constante jusqu’à son apogée depuis huit ans. Il faudra voir si cela se poursuit cette année à Londres, après la motivation extrême pour Pékin. Pour les Américains, les résultats sont mitigés. Ils ont été 3e à Pékin en 2008, 4e en 2004 et 5e en 2000. Un classement vraiment moyen alors qu’ils avaient été premiers chez eux à Atlanta en 1996, à Barcelone en 1992 ou encore à Séoul en 1988. Si la Chine n’a que récemment pris la tête des nations paralympiques et si les Etats-Unis semblent sur le déclin, quels sont alors les autres grands pays à concourir ?

Parmi eux, plusieurs pays européens. Les Britanniques, tout d’abord. Grande nation paralympique s’il en est. Toujours classés 2e ou 3e des Jeux paralympiques, ils auront à cœur de faire au moins aussi bien dans leur jardin à Londres ! Il y a l’Ukraine, ensuite, qui s’est classée 4e en 2008 à Pékin et 6e à Athènes. Une jolie apparition dans le haut du classement quand on sait que le pays tournait plutôt autour de la 40e place auparavant. Viennent ensuite quelques pays du Commonwealth. On a déjà mentionné le Royaume-Uni mais l’Australie (5e à Pékin), l’Afrique du Sud (6e) et le Canada (7e) ne sont pas en reste.

Pour terminer, faisons un petit pari. Un pays auquel il faudra sans doute faire attention cette année devrait être le Brésil. Sa progression actuelle est certes intéressante (24e en 2000, 14e en 2004 et 9e en 2008) mais elle ne suffit pas à l’imaginer entrer dans le groupe de tête. C’est en tant que futur organisateur des Jeux paralympiques en 2016, pour lesquels il tentera forcément de réaliser un joli coup, qu’il devrait être dangereux dès à présent. Un coup d’éclat avant l’apothéose à Rio ? Rendez-vous le 9 septembre pour savoir si les athlètes paralympiques brésiliens étaient au rendez-vous !

La fête est terminée !

Ça y est, c’est fini. Après 17 jours de folie sportive, voire d’overdose pour ceux qui n’aiment pas le sport, les Jeux Olympiques de Londres 2012 sont à présent terminés. La capitale britannique a formellement passé le flambeau à Rio lors de la cérémonie de clôture de dimanche soir. Une clôture en forme de concert géant rassemblant les stars britanniques de la musique, de Muse à Queen, en passant par les Spice girls, John Lennon et George Michael.

Rio a également eu quelques minutes pour allécher le public du monde entier. Samba, top models et Pelé étaient au rendez-vous pour nous donner envie de nous projeter déjà vers les prochains Jeux. Après plus de deux semaines de fête sportive à la sauce british, après des centaines d’heures passées devant nos télévisons ou dans les stades pour suivre un maximum de disciplines en même temps, nous allons pouvoir reprendre nos vies normales, en attendant une quinzaine olympique très différente à Rio en 2016.

Si les JO sont terminés, ce blog ne l’est pas, en revanche. Après cette période olympique très dense, nous allons continuer à poster des notes, et nous vous donnons à nouveau rendez-vous pour les Jeux paralympiques à partir du 29 août. Ces Jeux sont moins connus mais nous essaierons, à travers nos articles et nos dessins, de vous les faire aimer ! Un grand merci à tous de nous avoir suivies jusqu’ici et à très bientôt donc pour la suite !

L’Inde, nain olympique et énigme sportive

Il a beaucoup été question de l’Inde lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres. Pas pour sa délégation de sportifs mais parce qu’une jeune inconnue a réussi à s’incruster à côté du porte-drapeau de la délégation. Drôle de fait de gloire.

L’Inde n’a jamais été une grande nation olympique, même si elle participe aux JO depuis 1900 avec un seul athlète (d’origine britannique) et depuis 1920 avec une délégation. Elle a remporté des médailles principalement en hockey sur gazon, sport national, qu’elle a dominé jusqu’en 1980. Sa première médaille en individuel ne date que de 2008 au tir à la carabine. Quelles sont les raisons de ce retard malgré une population de plus d’1,2 milliard d’habitants, un fantastique réservoir qui devrait pourtant receler un potentiel élevé de champions ?

Tout d’abord, chaque pays a ses sports rois. Or, la passion dévorante des Indiens est le cricket, qui n’est pas un sport olympique. C’est dommage car c’est, de très loin, le sport qui galvanise le plus les foules. Chose souvent incompréhensible pour les pays qui ne font pas partie de l’ancien empire britannique tant le cricket est long, compliqué et relativement ennuyeux. C’est pourtant celui qui met le mieux les Indiens en valeur et leur permet de se mesurer à l’ancien colon britannique et au voisin pakistanais. L’autre sport national, le hockey sur gazon, a apporté beaucoup de médailles d’or à l’Inde aux JO mais ce n’est plus le cas depuis les années 80. Bilan mitigé sur les sports préférés donc.

Pendant longtemps, le sport n’a pas été une priorité pour cette démocratie en développement. À quoi bon dépenser de l’argent dans ce domaine a priori futile quand il y avait tellement d’autres choses à faire pour le pays ? Quelques histoires rapportées par des sportifs indiens montrent bien la désinvolture voire le désintérêt total des pouvoirs publics et des organismes sportifs. Abhinav Bindra, le fameux premier médaillé d’or à Pékin en tir, a raconté que le comité olympique indien lui avait fait livrer des chaussures de tir de la mauvaise pointure en 2008 : du 45 pour le pied gauche, du 41 pour le pied droit… Et quand, quelques années plus tôt, il avait réalisé un score parfait de 400 points à l’âge de 14 ans, celui-ci n’aurait pas été validé parce que ce score n’avait encore jamais été réalisé en Inde… Ces anecdotes illustrent une des raisons souvent invoquées pour expliquer l’absence de l’Inde au plus haut niveau mondial : l’exclusion culturelle du record et de la performance. Avec une seule exception acceptée par tous : le cricket. Mais les temps ont, semble-t-il, changé et les aspirations de la classe moyenne indienne se reflètent aujourd’hui dans un changement des mentalités à propos du sport. Il n’est apparemment plus mal vu de vouloir gagner.

Pour briller à l’international, un pays a besoin de bons programmes d’entraînement structuré. Ce n’est pas le cas en Inde. Suite à ce constat, le milliardaire Lakshmi Mittal a décidé d’aider son pays en donnant de l’argent de sa fortune personnelle pour créer le Mittal Champions Trust, qui se concentre depuis quelques années sur des sports tels que le tir à l’arc, la boxe, la lutte ou encore le squash. Le cricket ne fait pas partie des sports soutenus. Si les résultats ne sont pas encore très impressionnants, le pays progresse peu à peu : l’Inde est revenue de Pékin avec de l’or en individuel pour la première fois de son histoire et a actuellement 3 médailles à Londres (une en argent et deux en bronze). Elle a aussi réalisé un beau parcours lors des Jeux du Commonwealth en 2010 (2ème, loin derrière l’Australie mais devant l’Angleterre). La volonté et l’argent du milliardaire pourraient être un déclencheur, surtout que les pouvoirs publics ont aussi décidé de s’intéresser au sport. 50 millions de dollars ont ainsi été donnés par le gouvernement pour son équipe olympique à Londres. Et pour motiver les sportifs, Sahara Group, qui sponsorise notamment l’écurie de Formule 1 Force India, a promis 5 kilos d’or pour chaque médaillé d’or.

Il faudra attendre la fin des JO de Londres et surtout ceux de Rio en 2016 pour voir si ces investissements et ces incitations ont un réel impact sur les résultats olympiques indiens. Et voir si les Indiens ont envie de délaisser pour un temps le cricket afin de soutenir leurs autres sportifs !