Le ballon ovale et le poireau vainqueur

Ce n’est pas l’Angleterre. Ce n’est clairement pas la France non plus. La meilleure équipe de rugby d’Europe en 2013 est le pays de Galles. Pour la deuxième année consécutive et la 37ème fois de son histoire (ce qui constitue désormais le record absolu), le XV du Poireau devance ses concurrents européens en remportant le Tournoi des 6 Nations, c’est-à-dire le championnat annuel réunissant les 6 meilleurs pays d’Europe dans la discipline. L’équipe de rugby à XV du pays de Galles porte ce nom car le poireau ("leek" en anglais) est un légume très commun en terres galloises, utilisé dans de nombreux plats.

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Si tout le monde ou presque sait que le Tournoi des 6 Nations de rugby s’appelait Tournoi des 5 Nations avant l’arrivée de l’Italie en 2000, peu de gens savent que son nom était Tournoi des 4 Nations avant l’arrivée de la France en 1910. Alors, est-ce qu’il s’appellera bientôt Tournoi des 7 Nations ? A priori, ce n’est pas au programme pour le moment.

Le rugby n’est pas un sport olympique. Il est relativement peu pratiqué dans le monde par rapport à d’autres sports d’équipe. Pourtant, pour ses amateurs, il s’agit d’un sport hors du commun, joué avec élégance, stratégie et rapidité, malgré la violence des chocs. Un mélange de chorégraphie et de force brute. Une alternance de phases arrêtées et de courses folles. Même un match de petit niveau est agréable à regarder. Il suffit de voir à quel point un match de football correct peut parfois sembler fade après quelques semaines de Coupe du monde de rugby !

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Le rugby est un sport étrange quand on est habitué à d’autres sports collectifs. Un sport dans lequel on ne simule pas les blessures. Le jeu continue d’ailleurs pendant que les pauvres blessés se font soigner sur le terrain. "Un sport de voyou joué par des gentlemen" comme on aime à le dire. Un sport dans lequel le public est presque toujours exemplaire. Quel fair-play et quel amour du sport se dégagent des travées du stade… Quant aux chants splendides qui s’élèvent des tribunes de Lansdowne Road à Dublin ou de Twickenham à Londres, ils hérissent même les poils des téléspectateurs supporters de l’équipe adverse derrière leur écran. C’est dire !

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Un sport si particulier ne pouvait se satisfaire d’une naissance banale. La légende veut ainsi que le jeune William Webb Ellis ait soudainement pris le ballon à la main pour aller marquer un but dans un match de football joué en 1823 dans la ville de Rugby et ait ainsi inventé un nouveau sport. Si les choses ont pris un peu plus de temps que ce que cette anecdote raconte, c’est effectivement une nouvelle fois les Anglais qui ont inventé et codifié un sport qui allait devenir très populaire.

Un sport majoritairement masculin, certes, mais il ne faut pas oublier que les femmes pratiquent aussi le rugby à XV. Elles ne bénéficient vraiment pas de la même médiatisation que leurs homologues masculins et il est donc difficile de voir un match à la télévision française hormis quelques retransmissions annuelles sur France 4. Mais il y a fort à parier qu’un beau parcours en Coupe du monde en 2014 devrait apporter un coup de projecteur bien utile au rugby féminin. Surtout que, d’ici là, le Tournoi des 6 Nations version femmes devrait disparaître pour cause de retrait italien et gallois…

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Est-ce la lutte finale ?

Les championnats d’Europe qui se déroulent actuellement à Tbilissi en Géorgie ont un goût très particulier. L’avantage lorsqu’on menace de supprimer un sport du programme olympique, c’est que, tout d’un coup, on allume les projecteurs sur lui et on réalise que les Jeux ne seront pas tout à fait pareils sans sa présence. Et cet être cher qui nous manque déjà tant alors qu’il ne devrait disparaître que pour les JO de 2020, c’est la lutte.

Au-delà de l’aspect historique d’une discipline plusieurs fois millénaire et notamment pratiquée chez les Grecs de l’Antiquité, la lutte gréco-romaine fait partie du programme olympique depuis les premiers Jeux modernes de 1896. La lutte libre, elle, est apparue aux JO dès 1904. Autant dire que ce sont des sports piliers de l’olympisme moderne qu’on annonce vouloir supprimer. Comment cela a-t-il pu arriver ?

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Même si la menace plane depuis de nombreuses années, c’est après les JO de Londres en 2012 que le Comité international olympique (CIO) a revu l’ensemble des sports du programme olympique selon tout un tas de critères (universalité, popularité, coûts d’organisation, système de contrôle antidopage,…). La lutte est arrivée bonne dernière. L’annonce brutale a été faite le 12 février dernier : la lutte devrait être supprimée à partir des JO de 2020.

Cette décision – qui doit encore être validée en septembre – a plongé les fédérations de lutte du monde entier dans l’incompréhension. Elle a même fait réagir un large public qui n’y connaît absolument rien en lutte. Le cataclysme est tel qu’il a même uni lutteurs iraniens et américains, deux peuples qui accordent beaucoup d’importance à la lutte, pour se battre ensemble à coups de manifestations et de pétitions. Deux champions olympiques, un Bulgare et un Russe, ont d’ores et déjà renoncé à leur médaille d’or en guise de protestation. Quant à à l’entraîneur de l’équipe nationale de lutte gréco-romaine bulgare, double champion olympique, il a entamé une grève de la faim.

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Les réactions extrêmes du monde de la lutte s’expliquent par l’absolue nécessité pour ce sport de rester une discipline olympique. Les JO sont la vitrine mondiale de la lutte. Contrairement à d’autres sports, elle a besoin de cette exposition tous les quatre ans pour vivre et survivre. Sans JO, la lutte attirerait de moins en moins de jeunes sportifs et pourrait mourir, pas seulement olympiquement parlant, dans quelques années.

La lutte n’est pas encore morte pour l’olympisme mais elle est vraiment moribonde. Même si une réforme de ce sport est certainement nécessaire, la suppression olympique est un geste brutal dont il ne se relèverait sans doute pas. Pourquoi veut-on tuer la lutte olympique ? Pour des raisons marketing. La lutte n’est pas le sport le plus médiatique du monde, évidemment. Certaines disciplines plus attrayantes pour les sponsors et les médias pourraient la remplacer. Le monde change, bien sûr, et les contraintes du CIO doivent évoluer. Mais était-il vraiment nécessaire de supprimer ce noble sport antique ? Est-ce que les quelques millions que ce changement va certainement apporter méritent de vendre l’âme de l’olympisme encore une fois ?

Pourquoi l’enlever purement et simplement ? Pourquoi ne pas la laisser et ajouter d’autres petits nouveaux puisque certains sports méritent clairement d’entrer au programme olympique ? Parce que les règles du CIO sont strictes et que le nombre de sports olympiques est limité à 28. Après l’exclusion du baseball et du softball (présents jusqu’en 2008 à Pékin), il n’y avait plus que 26 sports à Londres en 2012 faute d’un accord sur les deux nouveaux sports à inclure. Avec le retour du golf et du rugby dès 2016 à Rio, la limite des 28 sports est donc atteinte. Si le CIO souhaite ajouter un nouveau sport, il lui faut donc en supprimer un. Et le CIO souhaite évidemment ajouter un nouveau sport à sa palette. La lutte se présente à sa propre succession, bien sûr, mais les rivaux sont nombreux et motivés. Il y a le squash et le karaté, deux sports populaires qui tentent d’entrer dans le monde merveilleux des JO depuis un moment déjà. Il y a l’escalade aussi, le baseball et le softball, qui veulent effectuer un come back rapide dans le programme olympique, et, enfin, des sports récents et en vogue tels que le wakeboard, le wushu et les sports de roller.

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À moins d’une volte-face du CIO gêné par le scandale déclenché par l’annonce probable de la suppression de la lutte, cela risque d’être terrible en septembre à Buenos Aires. Le CIO va y annoncer le nom de la ville hôte des Jeux de 2020 et le nom du 28ème sport retenu. Qui de Madrid, Tokyo ou Istanbul arrachera de haute lutte les premiers Jeux a priori sans lutte ? Qui accueillera les Jeux qui auront une nouvelle fois fait se retourner dans sa tombe le Baron de Coubertin ?

Le Super Bowl, cette étrange et fascinante équation américaine

Chaque année, c’est la même chose. L’espace d’un week-end, l’Europe se passionne pour le football américain. Ensuite, hormis les vrais amateurs qui continuent à suivre le championnat US, les autres s’en désintéressent jusqu’au dimanche de la fin du mois de janvier ou du début du mois de février de l’année suivante. Peut-être parce qu’il y a trop d’autres sports à suivre, peut-être parce que le fossé est trop grand entre les Américains et le reste du monde. Quoiqu’il en soit, en Europe, le foot américain se résume quasiment à un match par an. Mais quel match !


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Ce fameux dimanche situé entre fin janvier et début février, c’est le "Super Bowl Sunday", le deuxième jour de l’année durant lequel les Américains consomment le plus (après Thanksgiving). Même si ce n’est pas officiel, cette journée est de fait considérée comme un jour férié. Et l’événement est souvent à la hauteur de l’attente. Sportivement déjà car il s’agit du seul grand championnat américain dont la finale se déroule sur un seul match. La tension est donc terrible. S’il ne s’agit officiellement que de la finale du championnat américain, c’est évidemment officieusement la finale du championnat du monde de football américain. Côté "entertainment", le show est total : une star chante l’hymne national avant le coup d’envoi (la version de Whitney Houston en pleine guerre du Golfe en janvier 1991 est restée comme la référence), d’autres stars offrent un spectacle d’anthologie durant la mi-temps (celui de Beyoncé dimanche dernier va rester dans les annales) et les grandes marques présentent leurs nouvelles publicités phares (à 4 millions de dollars les 30 secondes de spot, il y a intérêt à montrer une pub marquante…).

Pour les pauvres petits Européens que nous sommes, il faut rester réveillé toute la nuit pour assister à tout cela. Le lendemain, les yeux un peu injectés de sang et les cernes un peu plus noires qu’à l’accoutumée, les courageux qui ont fait une nuit blanche à regarder des colosses faire du sport pendant qu’eux buvaient des bières et mangeaient des chips se font passer pour des héros auprès de leurs collègues au bureau en prenant l’air mystérieux de ceux qui ont vécu une expérience mystique impossible à raconter sans la dénaturer. C’est souvent assez vrai. Le Super Bowl (inutile de dire la finale du Super Bowl puisque le nom désigne uniquement le match de la finale), c’est une tragédie grecque agrémentée de paillettes américaines.

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Dimanche 3 février 2013, au Superdome de la Nouvelle-Orléans, les Ravens de Baltimore ont gagné face aux San Francisco 49ers. Le match avait été baptisé "Harbowl" car, pour la première fois de l’histoire du Super Bowl, deux frères, John et Jim Harbaugh, entraînaient les deux équipes finalistes. Et c’est l’aîné, John, qui a finalement battu son cadet dans une finale en montagnes russes.

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Les Ravens menaient très largement au score. Ils ont même eu jusqu’à 22 points d’avance. Et puis, parce que les shows les plus professionnels du monde ont leur part de fatalité et d’erreur, l’électricité a été coupée pendant une demi-heure dans le stade. Grand moment de solitude pour la machine de guerre qu’est habituellement le Super Bowl. Lorsque l’électricité est revenue, c’est comme si elle en avait profité pour ressusciter San Francisco. Les 49ers sont remontés au score, tellement bien remontés qu’ils auraient même pu gagner à moins de trente secondes de la fin du match. Mais la chevauchée fantastique s’est arrêtée brutalement et les Ravens sont devenus champions au bout du suspense. Les joueurs de la ville de la série "The Wire" ont gagné leur deuxième Super Bowl après celui décroché douze ans plus tôt.

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Lors du premier titre en janvier 2001 (le Super Bowl XXXV dans la classification officielle), c’était Ray Lewis, le linebacker, qui avait été élu MVP (most valuable player) du match. En 2012, malgré de nouvelles blessures durant la saison, il est revenu en forme pour emmener son équipe au Super Bowl. Bien avant de se qualifier pour la finale, Lewis a annoncé que cette saison serait sa dernière. À 37 ans et après 17 saisons en NFL (National Football League), "Master of Disaster", comme on le surnomme, a décidé d’arrêter. Quelques larmes d’émotion ont baigné son regard noir de motivation pendant qu’Alicia Keys terminait le "Star-Spangled Banner" au piano puis c’était parti pour son dernier match. Certains ont du flair pour choisir leur sortie.

L’histoire mouvementée du handball

Les Championnats du monde de handball masculin se sont terminés dimanche dernier avec une victoire écrasante de l’Espagne sur le Danemark. Une page se tourne. L’équipe de France, qui dominait la discipline depuis plusieurs années, est rentrée chez elle bredouille. Cette fin de règne des Experts – c’est le surnom de la génération de l’équipe de France depuis 2008 – vient s’ajouter à l’affaire des paris truqués mettant en vedette d’une façon très déplaisante plusieurs joueurs dont Nikola Karabatic, qui est la star française actuelle de la discipline.

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Sport très apprécié du public français, pour la simplicité de ses joueurs, pour l’absence de salaires mirobolants, pour ses excellents résultats quand les autres équipes nationales (football, rugby) ne décrochaient pas ou peu de titres internationaux, le handball français semble aujourd’hui mal en point. Depuis cette fameuse médaille de bronze surprise des Barjots en 1992 aux JO de Barcelone, depuis ce premier titre mondial français en sport collectif en 1995, le handball avait acquis une place de choix dans le cœur des amateurs de sport. Mais, si le grand public français l’a découvert sur le tard, le hand a une longue histoire mouvementée qui commence juste avant le début du 20ème siècle.

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Les origines du handball se situent en Europe du Nord, centrale et de l’Est. Avec des racines danoises, un sport cousin tchécoslovaque et des règles allemandes fixées après la Première Guerre mondiale (le nom du sport, d’ailleurs, est allemand : il faut prononcer le "ball" comme une balle en français et non à l’anglaise), le jeune sport est officiellement introduit aux Jeux olympiques à Berlin en 1936, après une démonstration à Amsterdam en 1928. À l’époque, il se joue encore à onze et en plein air, comme le football. C’est dans les années 60 que le handball prend sa forme actuelle. Il quitte les terrains d’extérieur pour l’intérieur des gymnases et délaisse définitivement sa version à onze pour le jeu à sept, qui est beaucoup plus rapide, technique et spectaculaire. Après une longue traversée du désert, le handball est réintégré aux JO de 1972 à Munich, en Allemagne une nouvelle fois. Chez les femmes, il entre au programme olympique quatre ans plus tard, aux JO de Montréal en 1976.

Côté français, c’est durant la Deuxième guerre mondiale que le régime de Vichy crée la fédération française et inscrit le handball dans les programmes scolaires. Avant cette période, le handball n’est pas un sport populaire en France. À la Libération, la fédération est dissoute et interdite. Elle ne renaît qu’en 1952.

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Aujourd’hui, le handball fait partie du patrimoine sportif français. Si vous avez fait vos études secondaires dans le système français, vous avez certainement joué au handball durant votre jeunesse. En effet, ce sport est le petit chouchou de l’Éducation nationale. Peut-être n’avez-vous jamais joué au basket-ball ou au rugby durant vos années collège et lycée mais vous avez très certainement fait du handball. Étrange, non ? Y aurait-il un lobby du handball scolaire ? Si vous avez des commentaires sur le sujet, dites-nous tout. Ce mystère nous intéresse !

La CAN recommence. Encore ?!

La CAN, c’est la Coupe d’Afrique des Nations. Les pays africains qualifiés pour ce tournoi se disputent la place de meilleure équipe du continent. C’est l’Euro des Africains. Mais, contrairement à son équivalent européen qui ne se déroule que tous les quatre ans, la CAN, elle, a lieu tous les deux ans. Ce qui est bien embêtant pour les nombreux grands clubs européens qui doivent de passer de leurs stars africaines tous les deux ans en plein milieu de leur championnat.

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La dernière édition s’est déroulée en 2012 et a vu la victoire de la Zambie, qui a mis fin à une série de trois victoires consécutives de l’Egypte. Oui, vous avez bien lu, la dernière édition a eu lieu en 2012. Du coup, vous vous dites qu’ils ont décidé de passer à une CAN par an. Heureusement non ! La réponse est beaucoup plus logique. La Coupe d’Afrique des Nations va désormais se dérouler durant les années impaires… pour ne plus tomber une fois sur deux en même temps que les Coupes du monde. La CAN 2013 en Afrique du Sud est donc une édition de transition. Transition pour les dates mais certainement pas pour les seize pays participants. Parmi eux, de nombreux grands habitués (la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, la Zambie ou encore l’Algérie) et un petit nouveau, le Cap-Vert, qui découvre cette compétition. Deux absents de marque sont à noter : l’Egypte, pourtant sept fois vainqueur mais qui a certainement la tête ailleurs en ce moment, et le Cameroun.

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Chaque CAN permet de découvrir de nouveaux prodiges du ballon rond et de voir certains joueurs talentueux devenir de vraies stars. Quant à la victoire finale, les prétendants sont nombreux. Chez Onion Rings, on reste neutre mais on avoue que notre cœur bat un peu plus fort pour la Côte d’Ivoire de Didier Drogba…

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« Némésis » : un grand roman qui parle de sport

Aujourd’hui, nous inaugurons une nouvelle rubrique sur le blog. Nous voulons vous parler de sport toujours, bien sûr, mais de sport dans la littérature.

Chaque année, plusieurs romans font beaucoup parler d’eux. On attend de savoir s’ils vont gagner un prix, on les offre à Noël, on les lit parfois, on les aime assez rarement. Cette fois, on en a vraiment aimé un et, ô bonheur, il parle aussi – et beaucoup – de sport.

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Ce livre, c’est "Némésis" de Philip Roth. L’histoire, fictive, d’une épidémie de polio qui aurait touché le New Jersey durant l’été 1944, avant la découverte du vaccin. Le héros, Bucky Cantor, est un jeune professeur d’éducation physique juif qui a été réformé à cause de sa mauvaise vue. Très déçu de ne pouvoir combattre pour son pays, il met toute son énergie à former les élèves de sa communauté durant l’été, à les faire progresser au baseball, à en faire de bonnes personnes tout simplement. Mais, malgré ses efforts, l’épidémie se répand et provoque la panique. De nombreux jeunes qu’il supervise décèdent durant l’été. Sa fiancée, inquiète, parvient à lui faire quitter la ville pour aller le rejoindre dans un camp de vacances dans la forêt. Il y devient responsable des activités aquatiques. Il surveille les enfants, aide un jeune homme doué à s’améliorer dans les différents types de plongeons. L’épidémie semble loin. Les jeunes sont en bonne santé et la nature accueillante. Et pourtant…

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Pas question de tout vous raconter. Juste assez pour vous donner envie de lire le style simple et en même temps tellement travaillé du grand auteur américain. Le sport y est omniprésent, dans cette Amérique du culte de l’effort physique collectif et individuel. Le sport, tellement important mais tellement impuissant face au fléau. Un grand roman de seulement 226 pages auquel vous repenserez souvent, surtout pour son dernier chapitre dédié au lancer du javelot. Et ce livre devrait, normalement, être le dernier roman de son auteur, qui clôt ainsi son dernier cycle, lui aussi baptisé "Némésis" (du nom de la fameuse déesse grecque de la juste colère des dieux). Le texte américain est d’une précision redoutable. La traduction française est impeccable. Si vous avez déjà lu le livre, n’hésitez pas à nous en parler. Du roman, bien sûr, mais aussi de ce qu’il montre du sport.

Maintenant, un peu comme PPD dans "Les Guignols", nous vous invitons à vous déconnecter du web, une fois la lecture de cette note terminée, pour ouvrir un bon bouquin. À bientôt et, d’ici là, bonne lecture !

Nos résolutions sportives 2013 : demandez le programme !

Bienvenue sur Onion Rings version 2013 ! Pas de Jeux olympiques ou paralympiques au programme de cette année mais ce n’est pas pour autant que nous allons arrêter de vous raconter nos anecdotes sportives illustrées. Bien au contraire ! Nous avons sélectionné un petit panaché de rencontres réparties sur toute l’année. Si vous pensez à un événement en particulier, faites-nous signe. Vos idées sont toujours les bienvenues.

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Voici notre liste, non exhaustive et non obligatoire, pour vous allécher jusqu’à cet été. Ça commence dès janvier avec du handball masculin lors du championnat du monde mais aussi du football avec la Coupe d’Afrique des Nations. En février et mars, ce sera le Tournoi des Six Nations au rugby qui aura les faveurs du blog. En mai, il y aura du tennis avec Roland-Garros et la finale de la Ligue des champions en football. Durant l’été, ce sera évidemment le tour du Tour (de France) mais aussi celui du championnat d’Europe de football féminin ou encore des championnats du monde d’athlétisme.

Et qui dit nouvelle année dit bonnes résolutions. Chez Onion Rings, nous allons faire simple car tout le monde sait bien que trop de résolutions compliquées tuent les résolutions. Nous allons donc essayer de vous proposer de nouvelles rubriques, de parler de nouveaux sports et de publier de nouvelles notes au minimum tous les mois et même, quand l’actualité sportive l’exigera, beaucoup plus souvent.

Nous vous souhaitons une année remplie de dribbles réussis, de lancers audacieux, de coups francs sincères, de smashes volontaires, d’ippons dynamiques, de sauts joyeux, de buts passionnés et d’axels créatifs !

Sportivement vôtres,

Marielle et Sara

Un bel article à propos du blog en exclu sur Onion Rings !

Sarah Elkaïm est journaliste pour Afrique magazine, Slate AfriqueCritikat et c’est aussi une amie à nous. Elle avait aimé le blog et proposé un article à la rédaction d’un des médias pour lesquels elle travaille. Il n’a malheureusement pas été mis en ligne à l’époque. Mais comme il était particulièrement précis sur nos envies et nos parcours et très joliment écrit, nous avons décidé de le publier ici. Merci à Sarah pour ce beau texte. Bonne lecture à tous et rendez-vous dans quelques jours pour de nouvelles notes afin de bien entamer 2013 !

Slate Afrique
billet sur « Onion Rings », un blog décalé sur les JO et les jeux paralympiques
Sarah Elkaïm
4 septembre 2012

Une plume, un crayon, le sport aux p’tits oignons

Savoureux, piquant, intelligent, décalé… Le blog « Onion Rings » croque les Jeux Olympiques en récits et en dessins, pas par le biais purement journalistiquement sportif, mais par l’émotion, l’exploit, le petit détail, la trajectoire d’un sportif… Le trait est vif, le texte tout autant. Comme ce dessin, sous le titre « Guerre et sport : quand la tragédie mène à l’exploit sportif », de ces deux athlètes rwandais, un Hutu et un Tutsi réunis dans la même délégation, chacun amputé d’une jambe, une kalach et une machette en guise de jambe de bois. Ou cet anatomiste perdant la tête devant le « cas Usain Bolt ». Ou encore cet intéressant retour sur l’origine et l’étymologie des jeux paralympiques raconté sous la bannière « l’esprit, le corps, l’âme »… soit la devise des paralympiques.

La recette de ces « Onions Rings », du nom, Londres oblige, de cette spécialité culinaire britannique – des rondelles d’oignons frites – rappelant les anneaux olympiques, c’est une bonne dose d’humour et de dérision, une touche de poésie. Un amour du sport pour tout ce qu’il représente, et pas seulement la compétition. « Onion Rings », « blog anecdotico-artistique sportif » comme le décrivent ses deux créatrices, mêle le regard de Marielle et Sara, trentenaires passionnées de culture, d’actualité et de sport bien sûr, amies de 17 ans(elles se sont connues sur les bancs du lycée, en 1ère L), anciennes colocs, qui ont réuni leurs talents de dessinatrice et d’auteur pour cuisiner ces oignons bien relevés. C’est Sara, l’auteur des textes, qui a trouvé le nom du blog, que Marielle, la dessinatrice, « trouve génial ». Car l’équipe de ces deux-là est faite de confiance, d’enthousiasme, d’admiration mutuelle. Faire équipe, précisément, « ça faisait plus de dix ans qu’on en avait envie, raconte Marielle. Au début, c’était un projet sur l’Iran, pays d’origine de la famille de Sara, une BD, très peu de temps avant que Persepolis de Marjane Satrapi ne voit le jour ! » Le temps passe, la vie, ses occupations, mais Marielle et Sara ne perdent pas de vue leur désir. Il sera relancé il y a quelques mois, à la faveur d’un dessin de Marielle sur Roland Garros posté sur son blog, que Sara remarque, et qui leur donne envie d’expérimenter leur équipe sur le terrain du sport, une passion commune. « Lorsqu’on en a reparlé, on était en plein Euro. Après c’étaient les JO ! » se souvient Marielle. L’événement sportif-roi, la manifestation rêvée pour associer leurs idées et leurs talents.

« Onion Rings » est lancé quatre jours avant l’ouverture des JO. « Ça a été très sport sur toute la durée », expliquent les deux amies, se souvenant de nuits courtes, de connexions internet défaillantes ou de matériel manquant (pas de scanner, pas de tablette graphique…) au gré des tribulations et diverses occupations estivales de l’une et de l’autre. Mais elles postent, chaque jour. Le 4 septembre, « Onion Rings » avait dépassé les 5224 visiteurs uniques, et avait connu une journée record, la veille, avec 445 visites. « Cinquante-six pays nous lisent, en Europe, aux Etats-Unis mais aussi sur le continent indien, africain… de Djibouti aux Seychelles en passant par l’Ouganda, l’Algérie, le Monténégro, l’Argentine, le Brésil, le Japon, le Chili... » détaille Marielle, heureuse d’avoir atteint un des objectifs du blog : « Parler au grand public, sous des angles pas forcément convenus, faire un travail sérieusement mais sans se prendre au sérieux ».

« Onion Rings » poursuit sa belle course avec les jeux paralympiques. Un événement qui a particulièrement marqué ses auteurs ? Pour Sara, « la défaite d’Oscar Pistorius en finale du 200m. C’était le seul athlète connu mondialement. On pensait qu’il était le seul athlète handicapé à avoir un très bon niveau. Le fait qu’il soit battu montre qu’il faut s’intéresser aussi aux autres athlètes car la compétition est rude. C’est très bon pour la reconnaissance du handisport. Et la cérémonie d’ouverture, de toute beauté. Un beau moment de communion et de fête ».  Marielle a aussi trouvé cette ouverture « tout en poésie et magie », retient la déception de Pistorius et « le fameux coup de génie de David Wetherill en ping pong ». La suite ? « Etant donné l’intérêt des lecteurs et parce qu’on s’amuse bien à le faire, on va certainement reprendre le blog régulièrement pour de grands événements sportifs » confie Sara. Leurs « Onion Rings » croustillent déjà pour un nombre grandissant de lecteurs, et, sur sa page Facebook, l’Equipe de France Paralympique recommande de s’occuper de ces oignons-là…

Le deuxième souffle

La nouvelle est tombée il y a quelques jours déjà : Onion Rings est deuxième du classement final des Golden Blog Awards 2012 dans la catégorie Sport, après avoir été deuxième du vote du public. Un très beau résultat pour notre bébé blog. Mais un résultat un peu agaçant, malgré tout. "Le blog est jeune, il aura sa vraie chance l’an prochain", "Les vainqueurs de cette année avaient fini deuxièmes l’an dernier"… Oui, oui, oui… Tout cela est très juste mais quand même. On a beau dire, gagner, c’est autre chose ;-) Merci à tous ceux qui ont voté pour nous. Le nombre de votes du public pour notre blog a été totalement renversant : 4541 ! Le jury a visiblement apprécié aussi. La soirée à l’Hôtel de Ville était très agréable également. On y a croisé Paul Martin, l’heureux vainqueur de la catégorie Culture généraliste avec son incroyable blog l’Hippopotable. On y a aussi rencontré un des très sympathiques blogueurs concurrents de Superrugbynews, un blog de vrais passionnés de rugby auquel Marielle et moi prédisons un bel avenir. Toute cette énergie nous a donné envie de nous y remettre aussitôt. Voici donc le premier post de l’ère AGBA (après les Golden Blog Awards).

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Quel sujet choisir pour reprendre après cette longue campagne ? Chez Onion Rings, on a de l’humour et on n’est pas superstitieuses (enfin, seulement en ce qui concerne passer le sel à quelqu’un à la main). Alors, on a décidé de vous parler des éternels seconds du sport. Ces sportifs d’exception qui n’ont pas eu de chance. Certains parce qu’ils ont eu le malheur d’être de la même génération qu’un autre sportif encore plus exceptionnel qu’eux, d’autres parce qu’ils ont accumulé les petites défaillances et les coups du sort.

Le plus connu de tous, le coureur cycliste Raymond Poulidor, a obtenu le surnom d’ "Éternel second" en ne gagnant jamais le Tour de France et en ne portant jamais le maillot jaune. Perpétuellement derrière Anquetil puis derrière Merckx dans la Grande Boucle, il a pourtant fait une carrière extraordinaire (avec, entre autres, huit podiums du Tour, le record) et bénéficié d’une popularité ("poupoularité" comme on disait) hors norme dans la France dans années 1960 et 1970.

Raymond Poulido

Chez les femmes aussi, il y a des figures inoubliables de stars maudites. Des sportives majeures dans leur discipline qui ont toujours raté la victoire la plus prestigieuse. En patinage artistique, c’est la Française Surya Bonaly (aujourd’hui naturalisée américaine), qui détient ce triste titre. Malgré un palmarès long comme une page Wikipédia, elle n’a jamais gagné aux Jeux olympiques d’hiver, ni même obtenu de médaille. Elle n’a jamais non plus gagné de championnat du monde, se classant trois fois d’affilée deuxième entre 1993 et 1995. Chacun de ces championnats du monde a été gagné par une patineuse différente. La preuve que Surya n’a pas été vaincue par une rivale meilleure mais par une accumulation de malchance dans les moments cruciaux de sa carrière. Vaincue par elle-même en quelque sorte.

Autre figure maudite du sport féminin, la très impressionnante Merlene Ottey (qui continue sa carrière à plus de 50 ans, comme on vous l’a raconté sur le blog cet été) a été surnommée "la Reine de bronze" sur le circuit. Elle n’a gagné sa première médaille d’or aux championnats du monde d’athlétisme qu’à l’âge de 31 ans, autant dire à un âge canonique en athlétisme, et c’était en relais. C’est finalement à 33 ans, autant dire à un âge postcanonique, aux Mondiaux de Stuttgart en 1993, qu’elle remporta enfin sa première médaille d’or en individuel. Des années d’attente qui en ont peu à peu fait la chouchoute dans le cœur du public.

Thierry Henry, lui, n’est pas un éternel second au sens premier du terme puisque son sport est collectif et qu’il a gagné quelques titres majeurs que la plupart des footballeurs du monde entier se damneraient pour accrocher à leur tableau de chasse (champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000). Mais il n’a jamais gagné le Ballon d’or. La récompense ultime du meilleur joueur de l’année ne lui est jamais revenue. Deuxième en 2003, il a toujours été parmi les dix premiers du classement entre 2000 et 2006. Une régularité exceptionnelle, qui lui fait une belle jambe…

Alain_Mimoun_J.OMais, parce que certaines malédictions ont une fin, voici deux exemples de champions qui ont fini par vaincre le signe indien. Et vous allez voir qu’il n’y a vraiment aucune honte à s’en inspirer. Le premier est un Français, le coureur de fond Alain Mimoun. Athlète fantastique, il a eu le malheur d’être de la même génération que la "locomotive tchèque", Emil Zatopek. Aux JO de 1948 et 1952, Mimoun finit trois fois deuxième derrière son ami tchèque. Mais, le 1er décembre 1956 (les Jeux olympiques de Melbourne, les premiers dans l’hémisphère sud, se sont déroulés en novembre et décembre), Mimoun gagne le marathon. Zatopek est sixième. Ce sera leur dernière course l’un contre l’autre.

Autre victoire en guise de revanche sur le destin, celle de Roger Federer à Roland Garros en 2009. Après avoir couru derrière le seul titre qui manquait à son palmarès d’extraterrestre, le Suisse l’emporte enfin sur la terre battue parisienne. Evidemment, la victoire aurait été plus savoureuse s’il y avait vaincu son rival de toujours, le quasi-invincible de Roland Garros, Rafael Nadal. Mais Federer a battu en finale Robin Söderling, qui a lui-même vaincu Nadal en huitièmes de finale. Il n’allait pas faire la fine bouche tout de même…

Victoire de Roger Federer face à Robin Söderling à Roland Garros en 2009

Qu’ils soient des perdants magnifiques, des perdants qui gagnent enfin un jour ou des gagnants qui perdent lors des plus grands rendez-vous, tous ces sportifs sont entrés dans la légende. Parfois, la deuxième place apporte un brin d’humanité, bien plus appréciée par le public qu’une trop grande facilité. Parfois, la deuxième place est la meilleure des motivations, bien plus forte qu’une victoire trop rapide.

Une descente aux enfers (bien trop) tardive

Durant l’été, nous avions publié un article intitulé "La chute des géants" dans lequel nous parlions des défaites des grands champions, des tournants dans les carrières, des passages de relais entre générations. S’il y a bien un événement récent qui incarne dans toute sa violence la chute d’un géant du sport, c’est l’affaire Armstrong.

Armstrong a tout perdu. De ses 7 titres de vainqueur du Tour de France à son honneur en passant par ses nombreux contrats publicitaires, rien ne lui est en ce moment épargné. L’avance qu’ont toujours les dopés sur leurs poursuivants et la loi du silence du peloton ont permis de créer le monstre Armstrong, un monstre dont la partie la plus médiatique est la star américaine mais un monstre qui regroupe certainement une bonne partie du cyclisme professionnel.

La chute d’Armstrong est terrible, aussi terrible qu’est la désillusion d’un enfant regardant le Tour de France à la télévision et ne comprenant pas pourquoi ses héros sont déchus année après année.

Mais la chute d’Armstrong laisse aussi un goût amer. Parce qu’on a toujours su qu’il était dopé, dès son premier Tour de France, et parce qu’on l’a bien voulu. Lui, le miraculé, inventait une nouvelle image du champion. Un héros revenu de parmi les presque morts, revenu bien plus fort et bien plus déterminé.

Armstrong a aussi permis au cyclisme de devenir un sport médiatique majeur. Les Américains se sont passionnés pour Armstrong et son équipe US Postal. Un temps fiancé à la chanteuse Sheryl Crow, Lance était le roi dans la danse. Une rock star aux pays des vélos.

Armstrong était dopé. Oui, et alors ? On est en 2012. Il aurait fallu pouvoir nous le dire il y a plus de dix ans. Aujourd’hui, c’est trop tard. Pas pour connaître la vérité mais pour qu’elle ait une valeur, un sens, une logique.

Pour terminer sur une pointe d’enthousiasme, le parcours du Tour de France 2013 a été révélé il y a quelques jours. La Grande Boucle s’élancera de Corse pour la première fois de son histoire. Trois étapes sur l’Ile de Beauté avant de rejoindre le continent. Un tracé original qui montre que le Tour se réinvente à chaque fois. Et s’il y aura encore des cas de dopage, évidemment, ce n’est pas pour autant qu’on ne vibrera pas, comme chaque année. L’être humain, le fan de sport en tout cas, est ainsi fait : mi-cynique/blasé/désabusé/revenu de tout, mi-rêveur/naïf/candide/simple(t).